
Elaborée par Eric Berne (1910-1970), Psychiatre canadien.
Comme son nom l’indique, l’analyse transactionnelle s’intéresse aux
« transactions », c’est-à-dire aux échanges que nous avons avec notre
entourage. Nous pouvons ainsi décoder notre fonctionnement psychologique. Elle
nous permet de mieux nous connaître et de mieux communiquer avec autrui.
Eric Berne s’est attaché à conceptualiser les trois facettes de
notre personnalité afin de les utiliser au mieux respectivement :
- le parent
- l’adulte
- l’enfant
Ce sont les trois états du Moi.
Nous utilisons ces différents états du moi en fonction des messages
que nous avons reçu dans notre enfance. L’inconvénient est que nous ne les
utilisons pas à bon escient.
Le travail thérapeutique se déroule en deux temps :
- prendre conscience de son fonctionnement psychologique et
identifier l’état du moi qui s’active le plus spontanément selon les situations
relationnelles que nous vivons.
- le thérapeute aide ensuite la personne à se donner de nouvelles
permissions : agir en fonction de ce qu’il ressent et non en fonction du regard
des autres.
Ainsi chacun reprend petit à petit confiance en lui et peut plus
facilement exprimer l’émotion juste face à la bonne personne.
L’analyse transactionnelle est très efficace pour toutes les
personnes qui ont des difficultés relationnelles : timidité, agressivité,
manque de confiance en soi et d’affirmation de soi.
Elle est utilisée aussi en thérapie de couple : en analysant les
échanges entre les partenaires, elle permet de repérer les jeux de pouvoir,
puis d’instaurer une relation plus équilibrée et plus égalitaire.
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L'ART THERAPIE
Peindre, dessiner, danser permet de prendre conscience de ses
contradictions, de ses conflits intérieurs : la création artistique peut
permettre l’accès à des sentiments enfouis.
Il n’est pas nécessaire de savoir peindre ou dessiner : il ne
s’agit pas de faire beau… de faire une œuvre d’art forcément… même si parfois
cela peut advenir. Il s’agit de mettre en couleurs, en mouvement... une
émotion, un sentiment et d’en exprimer au plus près l’intensité.
De séance en séance, les associations d’idées se font, les prises
de conscience également. Après avoir, dans un premier temps, suscité et
favorisé l’expression du Client sous une forme artistique, le thérapeute
retrouve ensuite sa fonction classique d’écoute afin de soutenir la prise de
conscience.
Chez les personnes dont l’image d’elles-mêmes est fortement
dévalorisée, la production d’une œuvre permet une revalorisation et une
amélioration de la confiance en soi.
L'utilisation du dessin et la peinture en particulier avec les
enfants sont bien adaptés. L’introspection étant pour eux souvent difficile.
L’art thérapie est également très utile avec les adultes éprouvant des
difficultés à utiliser la parole pour approfondir leur réflexion et leur
expression, ou au contraire avec les adultes qui parlent facilement d’eux en
restant dans le factuel (anecdotique) et donc qui progressent difficilement.
Le théâtre et l’expression corporelle sont utiles pour les jeux de
rôles.
La musique est tout à fait adaptée dans les séances d’hypnose.
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LA THERAPIE DE COUPLE
Lorsqu’un couple est en crise, la communication souvent est
bloquée. Chacun des partenaires porte alors une attention particulière aux
comportements négatifs de l’autre et devient absolument insensible à ses
comportements positifs. Le seul moyen alors est d’introduire un troisième
élément : le thérapeute.
La crise (ou les crises) dans un couple, ne saurait être
rédhibitoire bien au contraire. Elle permet à chacun de redéfinir ses positions
de vie, ses valeurs, ses désirs et besoins et de trouver avec le partenaire
qu’il a choisi, un nouveau consensus. Pour ce faire, l’aide du thérapeute est
précieuse : elle permet de rétablir la communication, d’apaiser les tensions et
de trouver un nouvel équilibre.
Il est possible de travailler à plusieurs niveaux et parfois de
croiser les différents accès aux problèmes du couple :
- au niveau inconscient : chacun des partenaires reproduit dans ce
couple, le modèle parental et certains liens de son enfance. Il s’agit alors de
mettre en lumière les souffrances du passé que chacun tente de « réparer » dans
son couple.
- au niveau de la communication : dans certains couples on ne
s’écoute pas, on ne s’entend pas, on réinterprète ce que dit l’autre à travers
son propre vécu, des sa place à lui et selon ses propres croyances. Dans cette
cuillère à soupe, l’Approche Centrée sur la Personne est d’une grande aide.
- au niveau de la relation : le couple est conçu comme un système
dont on étudie les interactions. Il est considéré comme un système qui
s’autorégule pour maintenir un équilibre (fût-il souffrant) : chacun s’attribue
autant qu’on lui attribue une place et un rôle.
L'Analyse Transactionnelle est très utile pour ce travail-là.
- au niveau des comportements : là, on s’occupe des évènements
actuels qui interagissent entre les partenaires. Il s’agit d’obtenir des
objectifs de changements comportementaux de la part des deux partenaires.
Chacun consentira à renoncer à certains « bénéfices » secondaires pour choisir
de privilégier les comportements qui seront constructifs pour la vie du couple.
La limite pour chacun étant celle de ne pas se nier personnellement pour
maintenir la relation à tout prix.
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L'HYPNOSE ERICKSONIENNE
"Ce n’est pas en premier lieu pour éclairer un passé inchangeable
qu’on a recours à la psychothérapie, mais parce qu’on n’est pas satisfait de
son présent et qu’on veut rendre meilleur son avenir." Milton Erickson
Milton Erickson (1901-1980), atteint de poliomyélite à l’âge de 17
ans, est le créateur de l’hypnose. Il a mis cette technique au point en luttant
toute sa vie contre sa propre souffrance.
L’hypnose s’appuie sur l’inconscient.
Pour Erickson, l’inconscient est un « réservoir lumineux »,
autrement dit une source inépuisable dans laquelle se trouvent toutes nos
ressources intérieures. Il constitue un allié, détenant une véritable sagesse
sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour guider nos changements.
L’hypnose permet une actualisation naturelle de nos capacités
latentes. C’est une force positive dans laquelle nous pouvons trouver des
solutions pour résoudre nos problèmes.
Comme toutes les approches holistiques (globales), elle prend en
compte chaque aspect de l’être humain.
L’hypnose est particulièrement efficace dans les problèmes d’anxiété,
d’angoisse, de dépression, pour résoudre des traumatismes passés.
L’hypnose éricksonienne permet aussi de découvrir des désirs
inconscients, de développer notre intuition et notre créativité, d’ouvrir sur
des facultés intellectuelles nouvelles.
Il faut compter en moyenne 10 à 12 séances.
Infos supplémentaires: "L’hypnose, mythes et
réalités"
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L’APPROCHE CENTREE SUR LA PERSONNE -SELON CARL ROGERS-
"Chaque individu est unique. Il détient au plus profond de lui
sa propre vérité, sa vie et le tracé potentiel de son chemin, qu’aucune science
du psychisme ne peut enfermer…Il peut accéder à ses ressources s’il se sent
compris, accepté, non jugé." Carl Rogers
Fondée par Carl Rogers (1902-1987), américain, chef de file de
toutes les thérapies humanistes. A côté de Freud, Carl Rogers représente sans
doute l’autre inspirateur des pratiques psychothérapeutiques d’aujourd’hui.
Carl Rogers est l’un des plus grands psychologues et psychothérapeutes
de ce siècle. Fondateur de la « thérapie centrée sur la personne », il continue
d’exercer une influence considérable aussi bien auprès des professionnels du
soin, qu’auprès des enseignants et des formateurs. Auteur, conférencier, chercheur,
Carl Rogers s’est intéressé à tout ce qui concerne les relations humaines : le
couple, la famille, l’enseignement, la vie sociale et politique. Son travail a
totalement transformé l’art de l’écoute, non seulement dans le domaine des
professions d’aide, mais aussi dans celui de la communication. Il s’est éteint
en 1987 alors que son nom venait d’être proposé pour le prix Nobel de la paix.
L’Approche Centrée sur la Personne est aussi:
- très respectueuse de la personne venue demander de l’aide,
respectueuse de ses valeurs, de sa différence et de son unicité. Le seul but du
thérapeute est de l’aider à être plus proche de ce qu’elle est profondément.
- ensuite parce qu’elle est très positive quant à sa philosophie de
l’être humain.
La philosophie de l’Approche Centrée sur la Personne.
Selon l’Approche Centrée sur la Personne, l’individu possède en
lui-même des ressources considérables pour se comprendre, se percevoir
différemment, changer ses attitudes fondamentales et son comportement.
Elle repose aussi sur une confiance absolue quant à la nature
humaine : il existe dans chaque organisme, chaque personne, un mouvement en
profondeur qui les pousse vers un accomplissement et le développement de leurs
potentialités. Ce mouvement, que Carl Rogers nomme la tendance actualisante,
est le fondement même de son approche.
Rogers avançait l’hypothèse que si chacun peut se développer,
s’épanouir, parvenir à un Moi souple et changeant sans qu’un contexte
défavorable vienne l’empêcher, nous choisirions naturellement des valeurs
telles que la sincérité, l’indépendance d’esprit, la responsabilité, la
connaissance de soi, la sensibilité à autrui, la responsabilité sociale et la
relation d’amour interpersonnelle.
La tendance actualisante : notion fondatrice de l’Approche Centrée
sur la Personne.
Cette tendance correspond à la nature même du processus que nous
appelons la vie, processus actif, évidemment.
La tendance actualisante, puissante et constructive, peut bien sûr
être contrariée ou déviée par des circonstances extérieures, mais elle ne peut
pas être détruite sans détruire l’organisme. La vie n’abandonne pas, même si
elle ne peut pas s’épanouir. Carl Rogers raconte comment il a été convaincu de
cette force de vie : « Je me souviens que, dans mon enfance, le bac dans lequel
nous conservions notre réserve de pommes de terre pour l’hiver, se trouvait
dans la cave, à plusieurs dizaines de centimètres d’une petite fenêtre. Les
conditions n’étaient pas favorables, mais les pommes de terre commençaient à
germer, des petits germes d’un blanc pâle, tellement différents des pousses
vertes et saines qui sortaient de la terre dans laquelle elles étaient plantées
au printemps. Cependant ces germes tristes et rachitiques arrivaient à
s’allonger de 80 à 90 cm pour atteindre la lointaine lumière de la fenêtre. Ces
germes étaient dans leur croissance bizarre et futile comme l’expression
désespérée de la tendance actualisante que je viens de décrire. Ils ne
deviendraient jamais des plantes, ils n’arriveraient jamais à maturité. Ils n’atteindraient
jamais leur potentiel réel. Toutefois, dans les conditions les plus adverses,
ils se débattaient pour « devenir ».
C’est tout le travail de la thérapie qui est ainsi résumé. Le
thérapeute rogérien est convaincu que l’homme possède en lui cet immense
potentiel d’évolution et d’épanouissement, qui se développe par lui-même pour
peu qu’il bénéficie d’un contexte favorable. Il va donc aider la personne en
thérapie à relancer ce processus spontané d’épanouissement, qui a été entravé
par des circonstances malheureuses et que des expériences de vie ont interrompu
: une famille souffrante, une éducation dépourvue de compréhension, de
reconnaissance, de protection, d’amour et de liberté à être soi-même, des
agressions ou des abus, des maltraitance physiques ou psychiques. A la suite de
quoi, la personne pourra accéder à un Moi évolutif, intégré, dynamique, ayant
retrouvé sa souplesse d’adaptation au réel changeant et sa créativité ; un Moi
qui au-delà des façades, des je devrais et des il faut, des attentes ou
jugements d’autrui, lui permettra d’être vraiment elle-même et de vivre
pleinement.
Le thérapeute aide son client à travailler sur la confiance en soi
et l’estime de soi, l’amène à s’y prendre mieux avec lui-même afin de
s’écouter, de respecter son ressenti et ses besoins. Il s’agit de lui apprendre
à se fier à ce qu’il ressent, pour développer son autonomie et améliorer ses
relations avec les autres. C’est pourquoi il n’impose rien, ne conseille et
n’interprète pas, mais accompagne la personne dans son travail d’évolution et
de changement. La confiance, source de liberté d’expression et de relation
dynamique, est en effet l’élément moteur de la thérapie.
Un climat sécurisant, favorable à l’expression de la personne.
Confiance, respect et authenticité à l’égard de la personne qui est
au centre de l’approche, sont les mots clefs du cadre thérapeutique.
Confiance et respect.
Comme son nom l’indique cette approche est bien centrée sur la
personne et non sur le problème, la maladie ou le symptôme. Cela signifie que
le thérapeute perçoit chaque personne avec qui il travaille, comme une personne
inconditionnellement digne d’estime, quels que soient son état, son
comportement ou ses sentiments. Il s’efforce de créer un climat sécurisant qui
facilite l’expression de la personne aidée. Cette écoute et cette considération
conduisent la personne à s’écouter à son tour et à parvenir ainsi à une
acceptation d’elle-même avec tout ce qui l’habite comme émotions, sentiments,
ressenti.
Confiance et authenticité.
Le thérapeute est présent en tant que personne. On est loin de la «
neutralité » prônée en psychanalyse. Le thérapeute veille à instaurer une
relation de confiance et d’authenticité, c’est-à-dire une relation de personne
à personne. Il ne s’abrite pas derrière une façade défensive ou dans un rôle
d’expert, mais il s’engage dans la relation. C’est cette relation qui est
transformatrice, qui aide au changement. L’authenticité du thérapeute ouvre la
voie à l’expérience, pour le client, de relations où chacun peut être lui-même
sans risque de jugement et de rejet.
Patient ou client ?
Carl Rogers a intentionnellement remplacé le « patient » par le «
client ». Il tenait particulièrement à cette terminologie qu’il ne s’agit pas
d’entendre avec une connotation marchande, mais pour signifier que le Client
est acteur de sa thérapie et non pas passif comme induit par le mot « patient
». Le Client sait ce qui lui convient, ce qui est bon pour lui et il lui
appartient d’être partie prenante dans ce travail thérapeutique.
Carl Rogers a défini trois attitudes fondamentales susceptibles
d’aider le Client.
Les attitudes facilitantes : congruence, empathie et acceptation
inconditionnelle.
La congruence ou l’accord du thérapeute avec lui-même : cohérence
entre ses besoins, ses désirs et la conscience qu’il en a et l’expression qu’il
en donne. Lorsqu’il le juge propre à faciliter le changement du client, le
thérapeute exprime son ressenti dans l’ici et maintenant de la relation
thérapeutique. Ainsi, la congruence du thérapeute conduit le Client à rétablir
sa propre congruence, en déjouant ses mécanismes de défense.
La compréhension empathique : tout en restant lui-même, le
thérapeute tente de sentir ce que vit intérieurement le Client. Il cherche à
entrer dans son univers et ses sentiments, en s’efforçant de les voir sous le
même angle que lui, de sa place à lui. Ce faisant, il guide le client vers une
meilleure compréhension de lui-même.
L’acceptation positive inconditionnelle quoi que le Client vive ou
dise. Pour Carl Rogers, les problèmes que rencontre une personne trouvent leur
origine dans le fait que nous recevons rarement une telle acceptation dans
l’enfance de la part de nos parents. L’expérience d’une relation où le Client
se sent écouté, compris et accepté le construit.
C’est en cela qu’il est essentiel pour le client de se sentir
respecté en tant que personne, en dehors de tout jugement ou évaluation du
thérapeute. Le thérapeute est au côté du Client, l’accompagne, mais c’est le
Client qui définit son problème, comme la façon de le résoudre. Le thérapeute
vérifie avec lui la compréhension qu’il a de ses difficultés, l’aide à
identifier ses ressources et ses potentialités, pour répondre au mieux au
problème rencontré.
L’Approche Centrée sur la Personne, pour qui ?
Elle est utile à toute personne qui souffre d’un mal-être : stress,
dépression, anxiété, difficultés familiales, conjugales ou professionnelles. De
même que dans les troubles psychosomatiques, les difficultés à communiquer
Le premier entretien (gratuit) permet d’identifier les problèmes
immédiatement accessibles et permet au client comme au thérapeute de sentir
pour chacun l’opportunité d’un travail en commun. C’est aussi lors de ce
premier entretien que sont fixées les règles du contrat thérapeutique (rythme
des séances, prix, etc.)
Si vous cherchez des ouvrages spécifiques à l’Approche Centrée sur
la Personne :
Le développement de la personne Carl Rogers (Dunod)
Le « développement de la personne », pour reprendre le titre de
l’ouvrage, se trouve lié à la satisfaction d’un besoin de considération
positive, que le milieu familial, l’éducation, le système de relations imposé
par les institutions sont loin de prendre ne compte. La tendance à
l’actualisation du moi est inhérente au fonctionnement normal d’une personne,
conçue par Carl Rogers comme riche en potentialités positives, cherchant à les
développer, à être vraiment elle-même.
Liberté pour apprendre ? Carl Rogers (Dunod)
Rogers est incontestablement un « anti-professeur ». Pour lui,
l’enseignant ne doit pas être un maître à penser mais plutôt un « facilitateur
d’apprentissage ». Il faut réformer l’institution scolaire pour qu’elle cesse
d’être un cadre susceptible d’entraver l’individu et devienne au contraire un
environnement qui mettrait l’élève au défi de s’inventer lui-même. Sous
l’exigence d’une institution scolaire libératrice, on retrouve l’intuition
centrale de l’auteur, présente tout au long de son œuvre maîtresse, le
Développement de la personne : sa confiance dans l’homme, non pas dans
n’importe quel homme, mais précisément, dans l’homme libéré et orienté vers la
créativité.
Remarques:
Carl Rogers comptait davantage sur la personnalité du thérapeute, ses
expériences, bien plus que sur ses diplômes et ses formations théoriques.
Je pense qu’avant d’être une technique, la pratique de la thérapie
est un art.
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La Programmation Neuro Linguistique
La PNL a été mise au point dans les années 1970, en Californie, par
Richard BANDLER, assisté de John GRINDER. La PNL a des champs multiples
d'application : domaine de l'apprentissage, de la communication, de la
psychothérapie, de la santé...Elle s'organise en techniques très précises ou
protocoles qui permettent d'intervenir rapidement et efficacement aussi bien au
niveau des comportements que des états internes (sensations, émotions), des
capacités ou des croyances des gens, en accord avec leurs objectifs de
changement. Elle repose sur une philosophie - ou présupposés- de base dont les
critères essentiels sont le respect de la personne et la croyance aux
ressources, aux potentialités humaines et aux possibilités de changement.
La Programmation
Neuro-linguistique est une approche thérapeutique crée par Richard BANDLER et
John GRINDER, l'un mathématicien, l'autre informaticien linguiste et Dr en
Psychologie, à partir d'études menées sur les processus mentaux de personnes
performantes dans leur domaine (communication, thérapie, etc).
BANDLER reconnaît lui-même que l'appellation est quelque peu
"barbare" mais qu'elle a le mérite de questionner et d'inciter à
venir "l'apprendre" : "j'ai pensé que ce vocable montrerait
qu'il ne suffit pas de comprendre de quoi il s'agit, de penser au titre, et que
l'on viendrait nous trouver pour l'apprendre..."
Programmation : Parce que, dès l'enfance, et au cours de notre vie,
nous nous programmons en adoptant des façons de penser, de ressentir et de nous
comporter que nous avons tendance à généraliser dans les différentes
circonstances de notre vie.
Neuro : C'est parce que nous avons un cerveau et un système nerveux
que nous sommes capables de percevoir ce qui nous entoure, d'avoir des émotions
et de choisir un comportement.
Linguistique : Parce que le vocabulaire et les tournures
linguistiques que nous employons reflètent la façon dont nous nous représentons
la réalité.
Pour bénéficier des tous derniers développements de la PNL,
réalisés par Richard Bandler, son créateur et les autres développeurs. Notre
formation, à son contact, et notre appartenance à la Society of NLP est une
garantie de conformité aux standards de qualité les plus élevés de la P.N.L..
Le sens des termes nous donne cependant une idée de
l'application :
"Programmation" :
Nous sommes "programmé(e)s dans la mesure où notre histoire, le milieu
dans lequel nous avons évolué dans l'enfance, l'éducation que nous avons reçue
influencent nos croyances et nos réactions comportementales et émotionnelles.
Les apprentissages et les conditionnements négatifs peuvent également être
déprogrammés de manière à installer de nouveaux "programmes" en
fonction des désirs du sujet.
"Neuro-logiques" :
Parce que notre manière de nous représenter la réalité avec nos sens (vue,
audition, toucher...) empruntent des circuits neuro-logiques, de nombreux
outils PNL tiennent ainsi compte de nos représentations sensorielles pour
permettre au sujet d'atteindre ses objectifs.
"Linguistique" :
Parce que notre manière de parler et d'utiliser le langage reflète notre
manière de penser et l'influence : "Notre langage est la grammaire de
notre pensée" disait CHAMSKY, un linguiste, père de la PNL. La PNL
tient également compte du langage analogique, celui du corps, de la gestuelle
et de la voix. Des outils thérapeutiques ont été mis au point d'une part pour
permettre la précision du langage, à l'aide d'un questionnement spécifique, et
d'autre part un langage plus vague -inspiré de l'hypnose de Milton ERICKSON-
pour diminuer les résistances et permettre d'avoir accès à l'inconscient.
La PNL permet "d'apprendre à apprendre", c'est "l'étude
subjective du cerveau humain" qui prend en compte les stratégies mentales
(d'apprentissages, de motivation, etc.). Ses applications sont multiples :
modélisation, créativité, apprentissage, thérapie, communication.
Quelques idées clefs de la PNL
"La carte n'est pas le territoire" : ce présupposé de base
de la PNL signifie que notre représentation du monde n'est pas une copie de la
réalité, mais une interprétation filtrée par nos émotions, nos croyances, notre
propre "carte du monde". Il suffit ainsi, bien souvent, de modifier
notre interprétation des faits pour modifier nos états émotionnels ou nos
comportements limitants.
"Derrière tout comportement, il y a une intention
Positive" : cela suppose que même si nous nous y prenons mal pour faire
quelque chose, nous avons, malgré tout, une "intention positive",
nous cherchons à faire quelque chose de bien pour nous. Beaucoup de protocoles
PNL tendent à conserver "l'intention" mais à modifier les
comportements inadaptés.
La PNL a une vision positive et optimiste de l'être humain, elle
croit en ses ressources et en son potentiel, elle donne la possibilité
d'apprendre à être tel(le) qu'on le désire en travaillant sur les croyances, les
valeurs, les stratégies mentales de manière respectueuse.
L'individu est composé d'un ensemble de "parties" plus ou
moins harmonieuses. Ces "parties" peuvent également être désignées
sous les termes de "tendances", d'aspect" de soi-même. Cette
grille de lecture relativise les problématiques et permet de les régler plus
facilement : ce n'est pas parce qu'une partie de l'individu connaît certaines
difficultés que l'individu lui-même est condamné... Autrement dit, nous avons
grandi, mais certaines parties de nous-mêmes sont restées "bloquées"
"cristallisées" à une période de notre vie (enfance, adolescence...)
où elles n'avaient pas de solution et même à l'âge adulte, elles continuent à
fonctionner de manière immature, dans l'attente d'une réponse qu'elles n'ont
pas trouvée. Alors, selon des schémas répétitifs, des protocoles PNL permettent
de retrouver l'origine de ces parties et de reconstruire l'histoire de manière
à ce que ces parties retrouvent des réponses positives plus adaptées et
qu'elles puissent "grandir" en s'intégrant harmonieusement à notre
être. Chaque partie, amenée à maturité, nous rapproche ainsi de la paix, de
l'unité et de la sagesse et ceci sans avoir à revivre la souffrance passée,
simplement en travaillant sur l'identification des parties, leur acceptation et
leur reconnaissance.
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Aujourd'hui, l’Hypnose Ericksonienne et
la PNL sont une seule et même pratique.
L'Hypnose
Ericksonienne, ou la Nouvelle Hypnose, sont des approches globalement
"instinctives"...
Milton Erickson avait coutume de dire aux étudiants désireux de suivre son
chemin : "Faites confiance à votre inconscient"... Richard Bandler,
co-créateur de la Programmation Neuro-Linguistique a rajouté : "Oui ! Un
Inconscient qui a beaucoup travaillé !" Tout est là.
Les travaux de
John Grinder et Richard Bandler ont contribué à expliciter,
"conscientiser" l'approche éricksonienne : donc à la rendre plus
facilement assimilable. Les découvertes de la PNL sont donc extrêmement
précieuses et complémentaires à la pratique de l'Hypnose Ericksonienne. De
plus, l'approche de la Programmation Neuro-Linguistique a considérablement
élargie le champ d'application de l'Hypnose Ericksonienne, en lui permettant de
franchir les limites de l'application médicale et en rendant ses résultats plus
facilement prédictibles et renouvelables.
"A l'aide de tous les outils de la PNL, vous pouvez obtenir
toutes les réactions que vous offre l'Hypnose. Les procédés traditionnels
d'hypnose sont aussi très intéressants. Et c'est encore plus intéressant de
combiner la PNL et l'Hypnose (...) En PNL, je décris très précisément à mon
client ce que je veux qu'il fasse lorsqu'il appliquera ma suggestion. C'est la
seule différence importante existant entre notre approche et ce que les hypnotiseurs
font depuis des siècles. Cette différence est cependant de taille puisque notre
approche permet de prévoir les résultats exacts de nos interventions et
d'éliminer les effets secondaires" - Bandler et Grinder (Frogs into
Princes, 1979)
En France,
l'Hypnose Ericksonienne a été scindé de la Programmation Neuro-Linguistique
(PNL) dès son apparition, ce qui n'a jamais été le cas dans les autres pays du
monde.
Historiquement,
la pratique éricksonienne a été à l'origine de la PNL et Milton Erickson est
encore, à l'heure actuelle, le modèle favori de "PNListes" renommés
comme Richard Bandler, Robert Dilts, l'un des plus géniaux continuateur de son
œuvre, ou le couple Andreas.
L'Hypnose
Ericksonienne a donc donné naissance à la PNL, et non l'inverse. Par
conséquent, c'est depuis le début de votre apprentissage que leur intégration
respective doit se réaliser. Ce qui est le cas au travers des formations de
l'Institut Français d'Hypnose Ericksonienne. Et il est d'ailleurs remarquable
de noter que "la technique PNL est souvent inefficace lorsque employée
sans son substrat originel : la transe hypnotique" (Richard Bandler).
La
Programmation Neuro-Linguistique va donner à "l'apprenti éricksonien"
les clefs lui permettant d'économiser des années de tâtonnements et de
recherches laborieuses. Réciproquement, l'Hypnose Ericksonienne apporte la Vie
aux structures autrement inertes de la PNL.
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